Vitrail facile !

On a tous chez soi du papier calque : on doit acheter chaque année pour chaque enfant une pochette neuve de papier calque car ils ont perdu la précédente et que le collège exige une pochette pleine qui ne servira jamais! J’ai eu 3 enfants. Ils sont presque tous partis de la maison vivre leur vie, et après rangement, j’ai retrouvé toutes ces pochettes de papier calque ainsi que celles de papier millimétré. Je n’ai pas encore trouvé une utilisation au papier millimétré, mais voici ce que je vous propose avec le papier calque :

  • une feuille est suffisante (coupée en deux ou quatre)
  • des crayons de couleurs ou des feutres
  • un carton un peu plus épais pour faire le cadre
  • un feutre noir
  • un zeste d’imagination

L’idée est de tracer un petit dessin facile sur le papier calque au feutre noir. Puis d’ajouter tout autour du dessin des traits pour délimiter des surfaces.

Ensuite il suffira de colorier les différentes surfaces à la manière des vitraux, avec quelques couleurs différentes.

Le résultat est intéressant car on arrange vite un petit dessin et ensuite le cadre donnera un peu plus de relief. Et on peut placer ce petit cadre devant une source lumineuse !

Le coloriage permet de travailler :

  • la pression sur le stylo
  • la qualité de la préhension
  • apprendre à gérer les débordements
  • l’autonomie !

Vive le coloriage !

On a un peu perdu cette activité, la jugeant futile. Or elle fait du bien aux adultes (on trouve de plus en plus de coloriages dans les magasins) elle permet de libérer l’esprit, de faire autre chose sans faire tourner le cerveau! 

Pour les petits c’est une activité essentielle. Le coloriage va permettre à l’enfant : 

  • de tenir correctement son stylo
  • d’apprendre à gérer la pression sur le crayon
  • de reconnaitre les limites puis faire attention à ne pas dépasser
  • de progresser rapidement 
  • et donc de prendre confiance en lui puisqu’il pourra montrer de jolis dessins!

Sur ce site Hugolescargot il y a des coloriages à imprimer. On en trouve pour tous les âges et tous les goûts. 

Demandez à l’enfant de vérifier sa bonne tenue du crayon chaque fois qu’il change de crayon. Au début, il pourrait avoir du mal, puis rapidement il va faire attention. 

Pour les plus grands, ils peuvent s’entrainer au crayonnage : voici ce que j’ai fait en voulant essayer tous les crayons, vérifier ceux qui fonctionnent !

Voici une petite vidéo pour rappeler comment on tient bien son crayon !

Sur ce site on trouve aussi des coloriages éducatifs .

Et bien sûr, sur le célèbre Tête à modeler, il y a toutes sortes d’activités.

Des cahiers d’activités sur la toile

Afin d’occuper les enfants voici quelques sites sur lesquels vous pourrez télécharger des cahiers d’activités.  

Ce ne sont pas forcément des choses scolaires mais des petits jeux qui  font travailler :

  • la mémoire de travail (celle qui nous permet de retenir très momentanément des petites choses comme un mot, l’orthographe, des chiffres, etc)
  • la perception visuelle (différencier, percevoir les propriétés invariables en dépit des variations de l’image)
  • l’orientation spatiale (position d’un objet par rapport à d’autres)
  • le balayage visuel (qui permet la lecture rapide)

Sur le site tipirate.net vous trouverez des cahiers de jeux et des labyrinthes pour les enfants en primaire. 

Sur le site Un jour un jeu un blog éducatif donne des tas d’activités à télécharger : des petits jeux exactement comme ceux dont je parle dans cet article. Il y a aussi des cocottes, des jeux éducatifs, etc. À visiter absolument!

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

Les labyrinthes sont de bons jeux pour le graphisme si on les fait avec un feutre : il faut essayer de ne pas toucher les « murs », de bien rester au milieu de la « route » sans toucher les bords et en déplaçant bien son bras! 

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

Le jeu des différences apprend à l’enfant à trouver le plus rapidement les différences entre deux dessins. Il faut comprendre que l’on ne doit pas chercher au hasard les différences, mais avoir un balayage cohérent : de haut en bas et de gauche à droite (sens de la lecture). On peut utiliser un cache que l’on déplace lentement  (de haut en bas ou de gauche à droite selon la position des dessins : l’un à coté de l’autre, ou l’un sous l’autre) pour forcer les yeux à bien faire le travail. 

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

Sur le site Lululataupe il y a quelques cahiers de vacances pour les Maternelles et les primaires. 

Enfin sur tidou.fr on trouve des cahiers de graphisme, des dessins sur quadrillage, du découpage et des petites choses sympathiques. 

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

L’art du découpage

Le découpage fait partie des apprentissages qui vont activer la motricité fine chez l’enfant. On apprend souvent à découper à la maison puis à l’école maternelle.

Cet exercice à la maison va permettre aussi aux parents de voir quelle est la préférence manuelle de l’enfant.

Tout d’abord on apprend à tenir correctement les ciseaux : il y a deux anneaux sur une paire de ciseaux : généralement un grand anneau et un plus petit. On peut dire à l’enfant que le petit anneau est réservé au conducteur de la paire de ciseaux, et le grand pour les passagers. L’enfant doit donc mettre son pouce (le conducteur) dans le petit anneau, et les autres doigts (index et majeur, peut-être les autres si l’anneau est assez grand) dans le grand anneau. Il faut aussi lui faire remarquer que le mouvement des ciseaux doit s’écarter du corps (ne pas pointer vers soi).

Ensuite il faut leur apprendre à bien ouvrir la mâchoire des ciseaux afin de ne pas couper juste avec l’extrémité des ciseaux. Puis viendra l’étape des essais : essayer de tenir la ligne et le trait de découpe.

On découpe quoi ? on commence par une ligne droite. J’aime bien faire faire la découpe de quatre bandes de papier de même taille, et ensuite on les colle pour donner une petite boule de Noël. C’est facile et les enfants sont motivés pour en faire plusieurs.


Ensuite on peut passer aux formes géométriques.

Ici les photos sont réalisées par une droitière découpant avec des ciseaux de droitiers. Le gaucher doit évidemment utiliser des ciseaux de gaucher :  le croisement des lames est inversé. La lame du dessus se situe à droite pour un droitier et à gauche pour un gaucher. Cette disposition permet d’observer l’endroit où s’effectue la découpe sans se contorsionner. Dans le cas contraire, l’endroit de la découpe est caché par la lame du dessus. Méfiez vous des ciseaux dit « ambidextre » : une paire de ciseaux ne peut pas être ambidextre. Cela signifie seulement que les deux anneaux sont assez grands pour que l’on puisse y placer plusieurs doigts. Mais ils ne sont pas ambidextres pour autant puisqu’on ne peut pas changer la position de la lame coupante.

Puis les cercles, les courbes. Une découpe que j’aime bien aussi est celle de la rose : on trace un colimaçon sur une feuille carrée et on découpe selon la ligne à l’intérieur, puis on pourra rouler notre petit papier et il finira en rose. C’est amusant et le but plaît aux enfants.

Enfin on peut passer à des formes irrégulières.

Pour avoir d’autres renseignements sur le découpage, allez lire cet article très intéressant sur le blog de ma collègue Planète Ecriture

Bon découpage !