Des cahiers d’activités sur la toile

Afin d’occuper les enfants voici quelques sites sur lesquels vous pourrez télécharger des cahiers d’activités.  

Ce ne sont pas forcément des choses scolaires mais des petits jeux qui  font travailler :

  • la mémoire de travail (celle qui nous permet de retenir très momentanément des petites choses comme un mot, l’orthographe, des chiffres, etc)
  • la perception visuelle (différencier, percevoir les propriétés invariables en dépit des variations de l’image)
  • l’orientation spatiale (position d’un objet par rapport à d’autres)
  • le balayage visuel (qui permet la lecture rapide)

Sur le site tipirate.net vous trouverez des cahiers de jeux et des labyrinthes pour les enfants en primaire. 

Sur le site Un jour un jeu un blog éducatif donne des tas d’activités à télécharger : des petits jeux exactement comme ceux dont je parle dans cet article. Il y a aussi des cocottes, des jeux éducatifs, etc. À visiter absolument!

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

Les labyrinthes sont de bons jeux pour le graphisme si on les fait avec un feutre : il faut essayer de ne pas toucher les « murs », de bien rester au milieu de la « route » sans toucher les bords et en déplaçant bien son bras! 

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

Le jeu des différences apprend à l’enfant à trouver le plus rapidement les différences entre deux dessins. Il faut comprendre que l’on ne doit pas chercher au hasard les différences, mais avoir un balayage cohérent : de haut en bas et de gauche à droite (sens de la lecture). On peut utiliser un cache que l’on déplace lentement  (de haut en bas ou de gauche à droite selon la position des dessins : l’un à coté de l’autre, ou l’un sous l’autre) pour forcer les yeux à bien faire le travail. 

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

Sur le site Lululataupe il y a quelques cahiers de vacances pour les Maternelles et les primaires. 

Enfin sur tidou.fr on trouve des cahiers de graphisme, des dessins sur quadrillage, du découpage et des petites choses sympathiques. 

Photo issue de « Mon super bloc de jeux et d’activités » 1.2.3 Soleil

De l’importance du pouce dans la tenue du stylo

Vous connaissez ce drôle de bonhomme? 

Vous l’avez déjà vu, mais peut être avez vous oublié ce qu’il représente! Alors je vais vous expliquer à quoi correspond cette représentation et pourquoi j’en parle à propos du geste graphique. C’est un peu technique, mais allez jusqu’au bout, c’est vraiment important ! 

Dans le cerveau il y a une partie qui s’occupe de la  commande motrice des muscles du corps humain. Cette partie du cortex cérébral est nommée l’aire numéro 4. 

Lorsque l’on stimule électriquement un point de cette surface, un mouvement est produit dans une partie du corps. On peut donc voir la place accordée au contrôle et à la gestion de chaque muscle. On a pu établir une cartographie avec les parties du corps. On en a fait une représentation qui a été appelée l’homonculus de Penfield, du nom du neurologue canadien  Wilder Penfield qui l’a découverte. Cette représentation ressemble à un corps humain déformé.

Image trouvée dans un document de Neurosciences 2010

Cette représentation montre que la plus grande partie du cortex cérébral s’occupe des muscles du visage et des mains. L’homonconlus moteur est ainsi représenté avec de très grandes mains et une grosse tête, sur un tronc fluet. Jambes, bras et pieds sont de petites tailles.

La surface correspondant à la main est très grande, surtout la surface correspondant au pouce. Cela signifie que les informations données par le pouce vont être essentielles dans le traitement de l’information par le cerveau. 

Tout ça pour dire que le pouce joue donc un rôle primordial !

Donc, il ne faut pas le négliger dans la préhension du stylo.  Lorsque le pouce est mal positionné dans la tenue du stylo (par exemple dans un cas de pouce croisé sur le stylo et l’index), il ne pourra pas informer correctement le cerveau. L’appui sera donc moins efficace, la vitesse ou la lisibilité moins bonnes, puisque le cerveau n’aura pas accès aux messages proprioceptifs et sensoriels envoyés par le pouce. La modulation efficiente de la force des doigts, la précision et la synchronisation sont ajustées par ces messages. 

Si vous y réfléchissez, vous vous rendrez compte très rapidement que nous utilisons notre pouce dans toutes nos activités ou sports. Le pouce n’est pas un doigt comme les autres : associé à l’index, il forme une pince qui a permis à nos ancêtres de développer leur motricité fine et d’attraper des branches, pour se déplacer dans les arbres. Les paléontologues estiment qu’il est présent dans l’ordre des primates depuis 2 ou 3 millions d’années !

Même les légos ont une pince! 

 Rien qu’en en parlant avec une élève, elle a trouvé plein de cas où son pouce est sollicité : Pour tenir les rênes de son cheval ainsi que pour jouer sur une console avec des manettes, et son père pour jouer les petits coups d’approche au golf par exemple ! 

Pour compléter cet article vous pouvez lire la bonne préhension du crayon sur le site de ma collègue en cliquant ici, et l’opposition du pouce ici.